Les feuilles mortes…

“…

Les feuilles mortes

Voici la traduction d´un mail allemand que j´ai recu ca matin:

“Tout le monde le sait:

Le net est très bavard et dévoile certain secrets

quand on lui pose les bonnes questions…

Alors maintenant que tu as une existence sur le net

peut-être puis-je ajouter un petit morceau de puzzle

à cette vie si agitée qui semble être la tienne?

Ceci dit: reste en mouvement!”

et suit un links vers un site internet… une page presque blanche, avec au milieu les mots suivants:

Bule

bei Momo

et tout d´un coup je me souviens de Bule, ce petit garcon nait dans une bulle de savon et voyageant par le monde… Bule, ce livre pour enfant que j´ avais écrit et illustré quand quelquefois je me faisais appeler “Momo”, en honneur á cette petite orpheline vivant dans une ruine et faisant la chasse aux voleurs de temps…

Ce livre, je le croyais à jamais perdu, quelque part dans le passé… presque oublié même… banni de ma mémoire… des feuilles mortes….

“Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli… “

Je t´aime…

Les racines et l´amour

Il y maintenant plus de 30 ans que j´ai quitté la France, ou plutôt que je m´en suis échappée. Et j´ai passé la plus grande partie de ces années à renier mes origines et même mon identité, sans pourtant essayer de refaire le plein, au contraire même, j´ai toujours refusé de reprendre racine quelque part, ou avec quelqu´un . J´ai tout simplement effacé le passé, repris ma liberté universelle et affirmé que le plus important pour moi était ma liberté, à tous les niveaux. Ceci étant d´ailleurs aussi la raiosn pour laquelle je n´ai jamais voulu d´enfants.

Il y a seulement très peu de temps que c´est avec plaisir que je retourne en France, et que je m´y sents chez moi quand j´y suis. Celà fera 2 ans dans quelques jours. 2 ans que j´ai rencontré, par pur hasard (hasard ou non? pur, certainement!) l´homme que j´avais arrêté de chercher même dans mes rêves. Et après l´avoir rencontré, j´ai vite senti comme tout en moi recommencait à se mettre a sa place. Comme si j´avais été un morceau de puzzle mal emboité dans l´image finale du monde, un immense puzzle fait de milliards et milliards d´éléments.

J´ai eu alors envie de revenir en France, de lui montrer mes montagnes Pyréneennes, la maison ou j´étais née, la campagne dans laquelle je jouais, mes écoles… J´ai senti tout mon passé se réveiller en moi, et c´était tout simplement merveilleux de sentir cette petite vie grouiller en moi, comparé à cette immense et froid trou noir que j´étais devenue!

Et quand je me regarde dans la glace aujourd´hui, enfin je me souris. Je ne demande plus:

“C´est qui çà?”

je regarde la réflection de son visage dans mes yeux et je lui dis:

“Merci, Kevin, je t´aime!”

L´ Expulsion du Paradis

The Spell

Et quand quelque part quelqu´un dit que les hommes sont cruels, il y a toujours quelqu´un d´autre pour répondre:

“La nature aussi est cruelle!”

Les atrocités du monde animal, bien sûr, tout le monde le sait. Non, pas celles contre les animaux, l´autre: celle des grandes bêtes qui mangent les petites, des femelles qui croquent la tête de leurs males pendant l amour et les achèvent après, des mamans qui tuent leur bébé le plus faible, et j´en passe certainement des plus cruelles!

Mais il y a bien pire dans la nature, quand les cieux et les arbres et les saisons s´en mêlent…

Lors de ma migration vers le sud, l´autre jour, j´ai assisté a un spectacle qui m´a brulé les ailes.

Il y avait un parking en pleine nature, entouré d´arbres en fleur et envahi par les mauvais herbes, plus courtes déjà, et plus gentilles. Un ciel presque bleu, un air presque chaud. Un café partagé, une fenêtre de caravane, une peintre et un musicien. Le Printemps et l´Amour. Mais soudain le musicien a entendu un cri terrible déchirer le ciel, et le ciel s´est ouvert, et le feu a traversé l espace, et les fleurs des arbres ont pris feu, les arbres ont noirci et se sont mis à courir, à courir et à fuir. Une silhouette à mille têtes, blanche et vieille, presque transparente, les regardait passer, pleine de haine, et leur jetait un sort terrible, ce cri terrible qui avait déchiré le ciel.

Il était trop tôt pour le Printemps, pas assez loin pour l´Amour. Alors la peintre et le musicien ont suivi les arbres et repris la route vers le Sud. En quittant le parking un dernier regard dans le rétroviseur. Du parking il ne restait plus que la froide transparence de l´hiver, et la solitude du monstre à mille têtes. Et moi. Les ailes brulées.

Je m’ en vais…

Je  m’ en vais

Je sais, rien d’ original ce titre, puisque Jean Echenoz s’ en est déjà servi. Mais bon, il ne peut quand même pas d’ empêcher de partir et de vous le dire, n’ est ce pas?

Mais si lui s’ en va et laisse tout, moi je prends tout avec moi. Mon Amour, mon Mac, mon papier, mes couleurs, mes pinceaux, mes souvenirs et mes reves. Je me tire vers le Sud. Aucune idée si cela correspond a la saison des migrations, mais j’en ai marre. Il recommence a pleuvoir et a venter ici, et les mauvaises herbes poussent plus vite et plus haut que jamais.

Plus haut que les mats de telephone, plus haut que le respect d’ autrui, plus haut que la morale.

Plus haut que le Bien c’ est le Mal qu’ elles atteignent, toujours et partout. Je refuse de les laisser envahir mon être mais je refuse aussi de leur déclarer la guerre. Alors je prends mes affaires et je m’ en vais, la-bas, vers ce petit bout de monde ou les mauvaises herbes meurent encore sous mes pas…

Et dire que c’ était la vie de mon premier amour…

Même en croyant la connaitre a fond – c’ est le cas de le dire!- la mort, en fait accompli, nous choque toujours. Hier, en revenant de peindre mes amandiers, dont les fleurs elles aussi sont en train de mourir, je suis passée devant la champ de golf ou nous jouions ensemble, elle et moi.

Elle… je n’ arrive toujours pas a lui donner son nom ou a l’ appeler mon amie, même en lui accordant le bénéfice du doute, vu qu’ elle est morte et q’ elle ne pourra plus me faire du mal… ou pourra t elle encore? Qui sait?

Bref, je me suis arrêtée devant le parking du golf. Je nous ai revues en train de mettre nos clubs dans la voiture, de rire, de prendre rendez-vous pour la prochaine fois. C’est sur ce même parking qu’elle me donnait les merveilleux petits cadeaux de golf qu’ elle me ramenait toujours de ses voyages… des balles de couleur pink et bleues et vertes d’ Amérique, des tees avec mon nom grave dessus a Paris, les chaussettes de golf brodées en Suisse …

Son dernier cadeau, c’ était il y a 3 ans pour Noël… une Maman Noël en chocolat venant d’ Allemagne… j’ ai bien ri, et je lui ai dit:

“Les féministes allemandes ont fait bien du chemin depuis que je suis partie!”

J’ ai hésité a la manger, tellement elle était belle! Et quand finalement je me suis décidée, j’ ai commencé par les pieds parce que je n’ osais pas lui croquer la tête… fatale erreur car ensuite elle ne tenait plus debout et j’ ai du l’ achever sur place… un délice!

Voila, sur ce parking, ce n’ est qu’ aux bons moments que j’ ai pensés, et pas aux autres. J’ ai eu mal au cœur, très très mal. J’ ai réalisé que je ne la verrais plus. A ce moment-la, je crois, pour la première fois, j’ ai porté son deuil. Et celui de toutes les personnes que j’ aime et qui sont encore en vie…

Et j’ ai pensé a Kevin…

Et j’ ai crié, crié – é:

“Capri c’est fini, et dire que c’etait la vie de mon premier amour…”

Un Arbre Noir pour Elle…

Pour Elle et Moi

J’ ai passé encore une fois l’ après-midi a peindre sous les amandiers, il faisait chaud et le lumière était si belle sur la montagne! J’ ai mis sur le papier plein de couleurs criardes et je me suis régalée.

A 16h30 j’ aurais du lever l’ ancre, m’ habiller de noir et aller au Tanatorium. Car mon amie est morte, m’ a dit son mari ce matin. Mais bon, mon amie n’ était plus mon amie depuis des années, et finalement, pour être honnête, je crois qu’ elle ne l’ avait jamais été. Un jour, elle commença a refuser de me parler, et me garda silence jusqu a la fin de sa vie, il y a quelques jours. La jalousie, toujours la jalousie… celle-la, si elle pouvait mourir un jour, croyez moi bien que j’ irais a ses funérailles en m’ habillant de toutes les couleurs de l’ arc-en-ciel!

Alors au lieu de me lever et de mettre mon habit noir, je suis restée assise sous les amandiers et j’ ai peint un arbre noir, qui lui ressemble… ou plutot: qui NOUS ressemble! Elle étant celle qui dresse sa poitrine arrogante vers le ciel…

Pour TOI, ou que tu sois maintenant… et sans rancune!

Le mariage du siecle: Carla et Hillary

Je l’ ai déjà dit, je vis dans l’ exil.

Et quand je parle d’ exil, ce n’ est pas seulement l’ exil géographique. C’est plutôt comme si je ne faisais pas partie de ce monde du tout. Je passe mon temps a aimer et a peindre dans mon mini cosmos hors du temps et de l’ espace, et ce qu’ il se passe ailleurs, si cet ailleurs existe, je n’ en sais rien. Ni ce qui se passe dans ma ville ni dans ma patrie ni dans le monde. Pas même chez les voisins, et çà, croyez-moi, çà tient vraiment du miracle, vu que eux ils n’ ont généralement rien de mieux a faire qu’ a s’ occuper de moi, et surtout de ma haie trop haute qui les empêche de voir la mer…

L’ autre soir, lors d’une expédition au sein de ma famille, j’ ai appris une nouvelle incroyable:

Nicolas Sarcozi a épousé Carla Bruni!

Alors çà, c’ est du n’ importe quoi, finalement le thème parfait pour mon blog dédicacé a çà!

Il parait que je connais Carla Bruni puisqu’ il parait de nouveau que j’ ai un CD d’ elle! Je me demande vraiment comment j’ en suis arrivée la… a y bien réfléchir, ce ne peut être qu’ un cadeau d’ un ancien amant, puisqu’ il parait qu’ ils en sont tous fous de Carla, les hommes. Pas étonnant, vu a quoi elle ressemble (eh oui, j’ ai quitté l’ exil et ai surfé un peu…)

Quant a Sarcozi, oui, j’ en ai entendu parler, un peu, juste assez pour savoir qu’ il est le président de ma patrie et que sa femme l’ a plaqué en octobre pour un autre et que çà l’ a détruit… mais comme on dit fièrement en France: “Impossible n’ est pas français!” et le voici de nouveau, notre président, ressuscité de ses cendres, épousant l’ une des plus belles femmes du monde connue surtout pour son appétit gargantuesque d’ hommes.

Ce qui me sidère surtout dans cette histoire c’ est la position de nos intellectuels français affirmant:

“Elle l’a épousé par amour, puisqu’ elle n’ a ni besoin ni d’ argent ni de renommée. Et puis elle est si belle… c’ est notre Diana a nous!”

A mon avis, Carla, c’ est pas sur les champs de mines qu’ elle va faire sa carrière internationale maintenant… et je suis prête a parier, qu’ un jour, si l’ occasion s’ en présente, elle laissera tomber notre petit Coco pour le président américain. Si c’ était Clinton, ce serait fait en un seul coup d’ œil, c’ est sur… mais la pauvre Carla, comment va elle s y prendre si c est Hillary qui gagne la partie?

Devenir lesbienne?

S’ en prendre au président russe?

Affaires amoureuse a suivre… oui, des fois çà vaut le coup de quitter mon mini cosmos!

Sensation: Van Gogh apercu dans un Cybercafé!

Pas étonnant! C’ est moi qui suis allée le chercher a bord d’ une machine a remonter le temps de Croc-Air, la compagnie d’ aviation du célèbre rockeur Kev Moore.

Pourquoi faire?

Eh bien c’ est aujourd’ hui l’ anniversaire de mon copain roumain Danu, un grand artiste, un grand homme et grand admirateur de Vincent. J’ ai voulu faire la bonne surprise a Danu et lui amener Van Gogh a Café Crem… Celui-ci, en remerciement du support illimité de Danu, lui a peint son portrait pour son anniversaire…

Portrait de Danu par Van Gogh

Vous êtes tous invites a passer par Café Crem, et souhaiter bon anniversaire a Danu… comme vous voyez, vous serez en illustre compagnie!

Je viens d’ apprendre que meme Proust s’y trouve!

Mon hors-la-loi a moi…

Les chiens ayant aboyé incessamment pendant 2 jours, j’ en ai plein les oreilles! En plus a quoi ils servent ces chiens? Apparemment Ils n’ ont averti personne … Alors j’ ai décidé de les enterrer sous le sable et de laisser passer la caravane, me contentant de la regarder… mais comme j’ aimerais y être, dans cette caravane! J’ adore le désert… et ses mirages…
Vous comprendrez vite que je n’ ai aucun respect pour le titre de mon blog. J’ en changerai au gré de mes humeurs, le tout étant d’ échapper a l’ ennui, aux classifications et surtout, surtout: a la raison!

Vraiment j’ ai envie de me défouler ici, de raconter n’ importe quoi n’ importe comment. Ma petite vengeance a moi. Vengeance contre quoi? Contre tous ces blogs si raisonnables et si bien faits, contre cette parfaite autorepresentation qui m’ ennuie a mourir.

Finalement je n’ ai plus rien a prouver. Ni a moi, ni aux autres. J’ ai une vie parfaite (a part la caravane peut-être), au milieu d’ etres que j’ aime immensément et qui m’ aiment exactement comme je suis, mon Kevin, ma NanoO, ma famille, Susan, mes Cafe Cremers.

Alors voila: ce blog çà va être du n’ importe quoi, mon hors-la-loi a moi!

Les danseurs ont-ils copié les amandiers?

Les Danseurs et les Arbres

J’ étais dans la nature cet après-midi, a peindre les amandiers en fleur. Un spectacle inoubliable ou j’ habite, dans le sud de l’ Espagne, maintenant déjà… pas la peine d’ attendre le mois d’ avril pour être en plein printemps! D’ ailleurs ici il y a toujours quelque chose qui est en train de fleurir, quand ce ne sont pas les amandiers, ce sont les orangers, ou les citronniers, ou les oliviers, ou même les poteaux électriques! C’ est pour cela, d’ ailleurs, qu’ on dit que les espagnols sont chauds… ils sont toujours en plein printemps!

Bref, c’ est en regardant les amandiers que je me suis aperçue qu’ on dirait tous des danseurs… presque tous… certains ressemblent plutôt a des vieilles folles ou a des sorcières, surtout quand ils sont dans l’ ombre… mais en général, c’ est a s’ y méprendre! On retrouve dans les formes des troncs et branches de ces arbres si expressifs toutes les poses des danseurs de ballets classiques, et même modernes.

Alors je me demande: les choréographes, au début de leur carrière, se sont-ils inspirés des arbres?